Bouffées de chaleur, sommeil, humeur : la lecture MTC de la ménopause et la place de l’acupuncture en accompagnement.
Par le Dr Alexandre Fleury · Médecin acupuncteur · ~5 min de lecture · Mis à jour en octobre 2026
La ménopause n’est pas une maladie : c’est une étape naturelle de la vie d’une femme, qui survient en moyenne vers 50 ans. Elle est confirmée après 12 mois consécutifs sans règles. Les années qui la précèdent (la périménopause) sont souvent marquées par des cycles irréguliers et des symptômes variables — certaines femmes sont peu gênées, d’autres beaucoup.
Les ovaires produisent progressivement moins d’œstrogènes et de progéstérone, avec des fluctuations qui expliquent la diversité des signes : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, variations de l’humeur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, fatigue.
Un traitement hormonal de la ménopause peut être proposé dans certaines situations : c’est une décision à prendre avec votre médecin ou votre gynécologue, en pesant bénéfices et risques. L’acupuncture ne le remplace pas ; elle peut être une option pour les femmes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas de traitement hormonal, ou en complément.
Un texte fondateur, le Su Wen, décrit la vie de la femme en cycles de sept ans : vers 49 ans, l’essence qui gouverne la fécondité (le Tian Gui) s’épuise, et les règles s’arrêtent. La MTC y voit donc un passage naturel, une transition plus qu’une panne.
Selon elle, l’énergie du Rein, source du Yin et du Yang, décline. Quand le Yin diminue, le Yang n’est plus contrôlé, il monte et s’échappe : d’où la chaleur, les sueurs, l’agitation. Le Cœur et le Rein ne communiquent plus aussi bien, ce qui perturbe le sommeil et l’humeur. On distingue plusieurs profils :
Les études sur les bouffées de chaleur donnent des résultats contrastés : l’acupuncture paraît plus efficace que l’absence de traitement, mais l’écart avec de fausses aiguilles est souvent faible. En pratique, beaucoup de femmes rapportent une amélioration globale, et c’est sur l’ensemble du tableau que je juge l’intérêt du traitement : sommeil, humeur, douleurs articulaires, énergie, qualité de vie.
Si vous avez eu un cancer du sein ou si vous suivez un traitement anticancéreux, l’avis de votre oncologue est nécessaire avant d’envisager toute approche complémentaire.
J’utilise de très petites aiguilles, à usage unique, bien plus fines qu’une aiguille de prise de sang. La plupart du temps, on sent un léger point de piqûre, puis plus rien. Parfois, on ne sent rien du tout ; et certaines zones sont plus sensibles que d’autres. Cette sensation douloureuse dure quelques secondes, puis elle se calme.
Il arrive aussi que l’on perçoive, autour de l’aiguille, une impression sourde de lourdeur, de chaleur ou de fourmillement : c’est une sensation attendue et sans gravité. Si quelque chose vous gêne, dites-le-moi : je peux ajuster ou retirer l’aiguille aussitôt. Le bas-ventre et le bas du dos peuvent être plus sensibles, surtout quand la région est déjà douloureuse : je m’adapte à votre sensibilité, et je peux commencer par un petit nombre d’aiguilles.
Quand faut-il consulter ?
Parlez-en à votre médecin ou à votre gynécologue en cas de :
Le dépistage régulier (mammographie, frottis selon l’âge) reste indispensable à cette période.
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne remplace pas une consultation médicale et ne constitue pas un avis personnalisé.
Les indications gynécologiques prises en charge au cabinet.
02Source du Yin et du Yang, au cœur de la lecture MTC de la ménopause.
03Les notions fondamentales pour comprendre ce déclin et ce déséquilibre.
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